31/01/2006

Logement social à Jette: accusations fausses

 

Une femme l'avait accusé. Entre-temps, Mostafa Amary a perdu son boulot...

JETTE En 2005, le parquet de Bruxelles a enquêté sur une société de logements bruxelloise, l'Agence immobilière sociale, l'AIS, qui s'occupe de logements à Jette, Molenbeek, Koekelberg, Laeken, Ganshoren et Berchem-Ste-Agathe. L'affaire visait son secrétaire administratif, M. Amary, spécialement chargé de traiter les demandes de logement.

Mostafa Amary, 51 ans, était nommément accusé d'avoir joué de son influence pour abuser d'une jeune femme de 26 ans cherchant un appartement, d'avoir soulevé sa jupe, de l'avoir caressée et d'avoir voulu se faire offrir des cadeaux.

En échange, M. Amary, également conseiller communal à Jette, aurait promis de placer le dossier tout au-dessus de la pile. L'enquête est terminée. M. Mostafa Amary a été informé par son avocate, Me Mariella Foret, que le parquet de Bruxelles classait le dossier sans suite. Absolument rien n'a été prouvé.

Conseiller communal PS

Entre-temps, M. Amary a subi quatre mois d'hospitalisation. Son épouse et ses enfants de 15 et 18 ans ont souffert. M. Amary a perdu son boulot. Et renonce aussi à la politique locale. Le 8 octobre prochain, son nom ne figurera plus sur la liste PS. »Accuser de sexe », dit-il, »c'est la meilleure façon d'éliminer quelqu'un

Pour autant, l'enquête a mis le doigt sur certains liens qui font craindre que les accusations n'étaient pas innocentes mais faites sur commande. A travers le pauvre Amary, c'était peut-être un coup monté qui visait plus haut.

C'est pourquoi M. Amary a décidé que l'affaire n'en resterait pas là. Il attaque l'AIS - dont le directeur a lui-même entre-temps été licencié - pour licenciement abusif. Il attaque aussi en dommages et intérêts la jeune femme de 26 ans qui l'accusait il y a dix mois.

M. Amary se souvient que ce soir-là, des policiers se sont présentés à la maison et l'ont prié de les accompagner. »Des policiers très corrects, dit-il. J'ai appris, au commissariat qu'une femme, qui cherchait un appartement 2 chambres, dont j'avais traité la demande, m'accusait de harcèlement moral et sexuel. A l'AIS, j'avais traité 110 dossiers sans jamais aucun incident. Quand on m'a dit le nom de la dame, j'ai tout de suite compris que c'était un coup monté...» Le conseiller communal malade renonce à la politiqueAu parquet, l'affaire est traitée par le 1er substitut Marianne Thomas. Qui tout de suite voit clair et joue la prudence: Mostafa Amary est interrogé quatre heures puis laissé en liberté et reconduit chez lui, vers minuit.

Celle qui l'accuse a le profil idéal: mignonne et vulnérable, seule en Belgique avec un petit enfant.

Amary aurait soulevé sa jupe. Il aurait caressé ses cuisses. Il l'aurait touchée par-dessus les vêtements. Il lui aurait fait des avances: «Quand c'est que tu m'invites chez toi?» Il aurait voulu l'embrasser (sur la bouche). Il aurait multiplié les faux prétextes pour la voir plus souvent dans son bureau et la faire venir à l'AIS le mercredi après midi quand il est souvent seul.

Il lui aurait demandé d' »être gentille». Il aurait jaugé, en détaillant ses cuisses, qu'elle avait maigri, et lui aurait demandé de lui offrir un parfum de chez Yves Rocher place du Miroir à Jette ainsi q'une télé et un lecteur de DVD en promotion au Cora d'Anderlecht.

Si le parquet de Bruxelles s'était emballé, M. Amary se serait retrouvé chez le juge et peut-être à Forest, au moins 5 jours.

Mostafa Amary ressemble à un homme brisé. Il cherche du boulot, à 51 ans, et souffre d'abord, nous dit-il hier, d'avoir perdu son honneur. Gilbert Dupont

© La Dernière Heure 2006

 

Article du 22/04/05

Sac de noeuds à l'AIS-Jette (22/04/2005)
Un directeur et un conseiller communal mis en cause

JETTE Le 29 mars, une Jettoise de 26 ans, N., a déposé plainte contre le conseiller communal PS Mostafa Amary, 50 ans. Plainte pour stalking et harcèlement sexuel.

La femme est jeune - 26 ans - et jolie. Seule sans beaucoup de moyens mais avec un enfant à charge, cela fait deux ans qu'elle cherchait un logement social en Région bruxelloise. Dans sa plainte, N. déclare qu'elle s'est adressée à l'Agence immobilière sociale (AIS) de Jette (102, chaussée de Wemmel), que son dossier a été traité par Amary et qu'elle subit du conseiller communal divers comportements déplacés.

Nous sommes le 29 mars.

Il est 17 h 35.

Au parquet de Bruxelles, la 1re substitute Marianne Thomas est immédiatement avisée: depuis ce jour-là, Mostafa Amary n'a plus été vu à aucun conseil communal et n'a plus reparu à l'AIS. L'organisme gère 108 logements sociaux à Jette, Molenbeek, Ganshoren, Koekelberg, Berchem-Ste-Agathe et Laeken.

Et c'est son employé qu'une locataire en situation vulnérable accuse d'abus sexuels - caresses, baisers sur la bouche - et corruption.

Nous avons rencontré la plaignante.

«Alors que nous venions de visiter un logement et que nous passions place Reine Astrid, M. Amary m'a fait remarquer qu'il n'avait pas encore reçu »son» cadeau. Il m'a demandé de m'arrêter à hauteur d'une boutique Yves Rocher. Il m'a donné le nom du parfum qu'il voulait que je lui achète. Il aurait voulu aussi un DVD et une télé en promotion au Cora d'Anderlecht. Je lui ai rappelé que j'étais seule avec mon fils et que c'était la fin du mois. Il a été d'accord d'attendre début avril.»

A 19 h 45, M. Amary est interpellé à son domicile. Pour les uns, l'audition a commencé à 20 h. Pour les autres, à 22 h 45. Que s'est-il passé entre-temps? Mystère!

M. Amary n'est en tout cas pas sorti du commissariat avant minuit.

Il a tout nié en bloc et dénoncé un complot monté, dit-il, par un certain M. Pascal Naples, directeur de l'AIS-Jette et président du Foyer laekenois, «jaloux de son poste» et »manoeuvrant pour le mettre dehors».

S'il nie, Amary apporte quand même cette petite précision: »Après avoir visité l'appartement, chacun est reparti de son côté, elle dans sa voiture et moi à pied.»

Or, la police a retrouvé un témoin qui donne tort à Amary et plutôt raison à la locataire: pour ce témoin, la locataire et M. Amary sont partis ensemble dans la voiture qu'ils avaient en arrivant et ça, c'est ce que dit la plaignante.

L'épouse du conseiller communal défend son mari: «Cette femme est folle. Mon mari et moi sommes mariés depuis dix-huit ans. J'ai confiance en lui. C'est depuis cette affaire que mon mari est à l'hôpital et n'est pas près de sortir».

Conseiller communal PS à Jette (avec 152 soit 0,6% des voix), Mostafa Amary est notoirement proche de Mireille Francq-Hermanus, épouse de Merry Hermanus.

Et qui dénonce une situation à l'AIS qui devrait inquiéter les habitants de Jette: Mme Francq prépare un rapport de 350 pages dénonçant des manquements - comme la qualité médiocre des logements proposés - et d'éventuelles irrégularités -comme le choix systématique d'un certain entrepreneur pour tous les travaux à exécuter dans les appartements sociaux.

Favoritisme, cadeaux, harcèlement de locataires - la locataire à l'origine de la plainte est-elle la seule? La police enquête... - climat interne haineux, etc.: combien de temps la situation de l'AIS-Jette laissera-t-elle les pouvoirs publics indifférents?

Hier soir, nous apprenions du directeur, M. Naples, la décision encore officieuse de le mettre à l'écart de l'AIS. Selon la même source, la même décision concernerait le conseiller communal mis en cause, Amary, le jour où il sortira d'hôpital.

Gilbert Dupont

© La Dernière Heure 2005

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Selon l'agence Belga " olivier Chastel a-t-il "floué" le logement social?

Olivier Chastel a-t-il "floué" le logement social?

Bron: Belga

31/1/2006 8:17



BRUXELLES 31/01 (BELGA) = Le député MR Olivier Chastel a construit sa maison sur un terrain "acheté pour une bouchée de pain... à une société d'habitation sociale", révèle mardi les quotidiens du groupe Sud Presse. Le terrain, estimé dans un premier temps à 100.000 euros, a été vendu à M. Chastel 44.000 euros. C'est la société immobilière carolo "Volume 15" qui a obtenu le permis de bâtir et acheté le terrain avant de le rétrocéder au député MR. Après plusieurs tractations avec la société de logement social, "Volume 15" a négocié elle-même avec le nouveau receveur de l'enregistrement. Ce dernier, informé qu'une partie du terrain était située en zone dite "d'aménagement différé", a finalement attribué à cette partie une valeur de 150 francs/mètre, contre 500 francs/mètre dans l'autre partie. Olivier Chastel nie avoir été au courant de la première expertise. (NLE)

Belga (Belga Feed)

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25/01/2006

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Révolution: les loyers pourraient être bloqués

Laurette Onkelinx veut mettre un terme aux hausses vertigineuses

BRUXELLES Elle n'a pris que quelques jours à la mer, pendant les fêtes. Pourtant, Laurette Onkelinx (PS) paraît gonflée à bloc, pour sa rentrée de janvier. Avec une vraie révolution qu'elle dévoile dans l'entretien exclusif qu'elle nous accorde: un projet de loi, qu'elle va déposer au Conseil des ministres, pour permettre de... bloquer les loyers en Belgique!

Deux autres projets suivront dans la foulée: un pour obliger à annoncer le prix de location d'un bien dans toute annonce, un autre pour créer un fonds fédéral qui solutionnera les problèmes de garantie locative.

Dans ses 10 commandements pour la fin de législature avalisés la semaine passée, le gouvernement Verhofstadt évoquait, en une phrase, la nécessité d'éviter «que le prix des loyers et les garanties locatives ne pèsent trop lourdement sur le budget des ménages». La vice-Première ministre n'aura donc pas tardé à mettre le voeu en application. «Mais ça fait plusieurs mois que j'y travaille avec mes collaborateurs», assène d'emblée la Schaerbeekoise. «Le gouvernement sera jugé, mi-2007, sur le socio-économique, sur ce qu'il a fait pour le pouvoir d'achat des gens, leur vie quotidienne. Je me prépare à intervenir sur tous les thèmes repris dans les 10 commandements. Et je commence par le logement.»

Parce que la Belgique vit une crise dans ce secteur?

«Pas forcément partout. Mais en certains endroits, oui. On doit faire très attention à ne pas filer vers une situation comparable à l'Angleterre. Les chiffres de l'INS sont tout de même inquiétants.»

En quoi?

«Ils montrent que, pour 75% des Wallons et des Bruxellois, le logement représente en moyenne 32% des revenus. Pour 50% des gens, on est à 40% du revenu! Les familles n'ont pas le choix: pour arriver à se loger, elles doivent rogner sur leurs dépenses de santé ou d'alimentation. C'est un grave problème.»

Comment l'endiguer?

«D'abord par une loi qui permettra un blocage des loyers. C'est une révolution, je sais. Mais elle est nécessaire. Prenez Bruxelles: des gens habitant un logement depuis 1998 ont vu leur loyer augmenter de 25%! Et quand il y a eu changement de locataire ou révision du bail, c'est 40%! Dans le même temps, l'augmentation prévisible par l'indexation normale est estimée à 10%. C'est clair: on est en plein dans l'engrenage de la paupérisation.»

Obligation d'afficher le prix

BRUXELLES Le mécanisme est connu. On feuillette fébrilement le toutes-boîtes d'annonces immobilières qui vient de tomber dans la boîte. On y déniche la perle rare. L'endroit de rêve. Sauf qu'il y manque une chose: le prix. Au mieux, il sera précisé par téléphone. Au pis, il sera nécessaire de se déplacer. Pour tout de même déchanter.

«Mon troisième projet de réforme va permettre de résoudre ce problème», explique Laurette Onkelinx. «Désormais, tout propriétaire publiant une annonce sera obligé d'y mentionner le prix du bien. Cela vaudra pour toutes les publicités, y compris les affiches que l'on met sur la façade.»

La ministre justifie cela par un besoin de transparence et de protection des consommateurs. «On applique bien cette règle pour tous les biens dans le commerce. Pourquoi les loyers y échapperaient-ils?...»

Centraliser les cautions

BRUXELLES Le deuxième projet dont Laurette Onkelinx annonce le dépôt sur la table du gouvernement concerne les garanties locatives. «Pour Monsieur et Madame Tout-le-Monde, le choix d'un logement est bien sûr influencé par son prix, sa qualité et sa situation géographique», explique la ministre. «Mais un autre élément pèse: la caution locative. Auparavant, c'était laissé à l'appréciation du propriétaire. Puis la loi a réglementé: trois mois sur un compte bloqué au nom du locataire, libérés avec l'accord du propriétaire du bien loué.»

Et ça fonctionne, non?

«Pas toujours. Souvent, on demande encore cinq mois: le premier de la location, les trois de la garantie et celui destiné à rémunérer l'agence immobilière qui est intervenue pour aider à louer le bien. La caution fait l'affaire des banques: c'est de l'argent qui dort. Ça ne va pas.»

Vous avez une autre solution?

«Oui: je dépose un projet créant un fonds fédéral centralisé des garanties locatives. Toutes les cautions devraient y être déposées. Cela constituera un matelas financier, qui pourra servir.»

À quoi ou à qui?

«D'abord, le fonds pourra suppléer ou avancer de l'argent aux locataires ne parvenant pas à réunir la somme demandée. Cela pourra se faire en échange d'un étalement du remboursement, adapté aux revenus des personnes concernées. Géré de façon dynamique, l'argent ainsi centralisé pourra aussi servir à intervenir dans le secteur du logement.»

Avec quels types d'intervention?

«Il pourra, par exemple, soutenir les politiques régionales. À l'image de Beliris, il pourra intervenir pour rénover des extérieurs ou des intérieurs de logements. Personne n'y perdra. Les propriétaires auront l'argent demandé. Quant aux locataires, cela leur facilitera l'accès au logement dont ils ont vraiment envie.»

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Le commissaire spécial nomme un nouveau gérant à Ottignies-LLN

 

OTTIGNIES-LLN «On ne vient pas parachuter quelqu'un qui ne connaît pas le métier. Et puis il y a incompatibilité entre faire de la politique et gérer une société de logement social. Cela ne pouvait donc plus durer. J'ai été choisir une personne que je connais depuis longtemps, qui a trempé ses bottes dans la boue.»

Roger Dukers, 60 ans, le commissaire spécial chargé par le gouvernement wallon de remettre de l'ordre à l' Habitation moderne du Brabant wallon, à Ottignies, vient de rendre son verdict. Il licencie le directeur-gérant, Roberto Fernandez, placé là il y a six ans par ses amis socialistes, devenu depuis aussi président du CPAS d'Ottignies-LLN, pour lui substituer Pol Bruxelmane, 40 ans cette année, actuellement chef du personnel et comptable de la société de logements du Roman Païs, à Nivelles, où il travaille depuis 13 ans.

Pour le commissaire spécial, ce n'est pas l'audit réalisé l'an passé et qui a démontré «un abus de libéralité» - on a parlé de GPS, GSM, notes de restaurant et autres bouteilles de vin octroyés un peu facilement - ni même la plainte déposée par un architecte qui estimait avoir été lésé dans un marché - «nous nous sommes constitué partie civile pour savoir ce que ce dossier renferme» - qui sont la cause de «cette décision douloureuse. Pour moi, le gérant doit être un rassembleur, un capitaine. Et quand le capitaine n'est pas bon, on en change. Comme en foot!»

Roger Dukers, qui vient de voir son mandat prolongé de trois mois, devra maintenant, avec le président Jacques Otlet, informer le gérant de son choix. C'est qu'il y a du travail en vue: 8 maisons à construire à Jodoigne, 5 appartements à Jauche, 220 maisons à entretenir à la Chapelle aux Sabots, 69 autres à Mont-Saint-Guibert et encore 131 au Bauly, l'électricité ou le chauffage à refaire à Court-Céroux et au Buston. Et bien d'autres choses...

Jean-Philippe de Vogelaere

12:34 Écrit par | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |