13/04/2006

Des bakchichs contre une maison sociale à Uccle

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Des bakchichs contre une maison sociale à Uccle
 
Belgique,
thierry remacle
 
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Deux responsables et un ouvrier ont été visés par des perquisitions, hier

 

Un pot-de-vin en échange d'un accès prioritaire à un logement social: le fantasme a rejoint la réalité, à Uccle, selon une enquête menée par la police fédérale. Hier matin, des perquisitions mandatées par un juge d'instruction ont été menées dans l'entourage de la Coopérative brabançonne du logement (« Cobralo »). Trois personnes étaient ciblées.

Offrir quelque chose pour faire en sorte que son propre dossier se retrouve, comme par enchantement, tout en haut de l'immense pile de cas à traiter: à la Coopérative brabançonne du logement (« Cobralo »), à Uccle, certains n'étaient manifestement pas contre ce genre d'arrangement. Témoins, les perquisitions mandatées par le juge d'instruction financier Frédéric Lugentz, hier matin, et exécutées dans l'entourage de la « Cobralo » par le service judiciaire d'arrondissement (SJA) de Bruxelles.

Les enquêteurs fédéraux ciblaient deux types de délit. La corruption, à titre principal. Une facturation parallèle et le travail au noir, ensuite.

Le premier volet a touché de plein fouet deux responsables de la « Cobralo ». « Selon des dénonciations, cette société de logements sociaux a permis à certains de ses locataires d'obtenir une situation plus avantageuse, en l'occurrence une maison sociale (dans le quartier du Homborch, avenue de la Gazelle, NDLR), en échange d'argent. Cela durerait depuis deux ans », précise le substitut Wim De Troy, porte-parole du parquet de Bruxelles.

À combien se montait le bakchich? Combien de locataires sont concernés? Depuis quand exactement durait le manège? Pour l'heure, ces questions restent sans réponse précise, au parquet. Mercredi, le juge d'instruction devait auditionner les suspects. Sauf surprise, aucun mandat d'arrêt n'était attendu.

Le second volet de l'enquête fédérale porte sur les fausses factures et le travail au noir. C'est ainsi qu'a été interpellé un employé d'une jeune société uccloise. L'électricien est soupçonné d'avoir réalisé de nombreux travaux pour le compte de cette coopérative de locataires. Jusqu'à l'intervention policière d'hier, son entreprise d'électricité permettait aussi d'établir de fausses factures, destinées à blanchir de l'argent.

Mercredi soir encore, nous avons tenté de joindre Firmin Van Straelen, l'administrateur-gérant de cette coopérative créée en 1950. En vain, malheureusement.

19:54 Écrit par | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Cobralo a toujours fonctionné comme ça. Idem ailleurs.
Aussi loin que je m'en souvienne (1983), il était de notoriété publique, que, pour avoir un logement social dans Cobralo, une enveloppe facilitait tout !
Une personne seule ou accompagnée pouvait facilement trouver une maison trois ou quatre chambres ou habiter.

Écrit par : X | 06/02/2007

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